19. avr., 2021

Nous avons une âme, qui survit après notre mort. Cela se démontre scientifiquement.,

L’ami scientifique qui m’a offert ce livre m’a envoyé un sérieux « clin d’œil » pour « titiller » ma curiosité, mes sensibilités philosophiques et, chemin faisant, à entrer dans un monde scientifique qui ne m’est pas familier. Avant de développer les aspects formateurs, instructifs du contenu de cet ouvrage il convient, me semble-t-il, de fixer le cadre de cette publication. A la fin de cette lecture des hypothèses scientifiques émises m’ont profondément interrogée, « dérangées ».  Cela m’a conduit à effectuer une recherche Wikipédia concernant l’éditeur que je ne connaissais pas. Pour lui, Guy Tredaniel, « La ligne éditoriale est spécialisée dans l'éditiond'ouvrages destinés à un large public dans les domaines des pseudosciences, de l'ésotérisme, des croyances, de la divination, de la médecine douce, du développement personnel… ».  Editeur depuis 1974.                                               

Du coup même recherche pour les auteurs : 

-       Jean-Claude Bourret, né en 1941, bien connu pour ses talents journalistiques incontestables. Il est pour beaucoup dans la construction alerte du livre « questions-réponses » entre lui et Jean-Claude Petit… Toutefois Jean-Claude Bourret ne cache pas ses penchants pour l’existence des « OVNIs », d’un autre monde, contribuant à la création d’une « science ?, pseudoscience ?’ : l’ufologie dans les années 1970. 

-       Jean-Pierre Petit, né le 5 avril 1937 à Choisy-le-Roi, est un scientifique français spécialiste en mécanique des fluidesphysique des plasmasmagnétohydrodynamiquecosmologie et en physique théorique. Il semblerait qu’il se soit parfois égaré à défendre des théories complotistes.

Revenons au contenu du livre pour moi deux thèmes d’actualité visibles : 1/ l’écologie avec une autre approche de la biosphère via la noosphère ! 2/ la question de la fin de vie et d’un éventuel au-delà ! D’où le sous-titre de cet ouvrage : «  Nous avons une âme, ce qui survit après notre mort. Cela se démontre scientifiquement »

En effet Jean-Pierre Petit a effectué des recherches conséquentes autour des années 1980 qui n’ont pas reçu un grand écho dans le monde scientifique : le modèle cosmologique : Janus. Ce Dieu aux deux visages  qui « regarde simultanément vers le futur et vers le passé », « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ». Ce qui le conduit a proposé une théorie sur l’expansion de l’univers.  A la demande du journaliste bienveillant, le scientifique effectue des démonstrations illustrées par de nombreuses planches, voir des dessins animés. J’en ai retenu l’existence d’une noosphère qui se structurait par elle-même en opposition à la biosphère qui se structure en fonction de lois physiques, biologiques…qui au final s’autorégule y compris lorsque l’homme interfère pour combattre les dérèglements qu’il a lui-même commis ! Pour Jean-Pierre Petit l’intelligence est ailleurs dans la noosphère… Ce qui conduit Jean-Claude Bourret à dire : « les êtres primitifs que représente le plancton seraient compatibles avec des petits robots, pilotés par une intelligence extérieure » Ce modèle non-standard n'a pas soulevé beaucoup d'intérêt dans la communauté scientifique depuis ses premières publications.

Pas de Dieux, pas d’Etre Suprême, seuls les lois de la métaphysique régleraient l’histoire du monde dans la noosphère... en opposition au monde matériel qui fabrique et assemble toutes les briques de la biosphère ! Du coup les deux auteurs se retrouvent pour apprécier la culture hindouiste, « le karma ». Jean-Pierre Petit précise «  la tradition hindouiste insiste sur le poids des expériences passées, vécues dans la vie antérieure par l’individu. On peut traduire cela par une influence, inconsciente, opérée par ces structures noosphériques sur celle qui est active, dans l’incarnation de l’individu. ». 50 pages « scientifiques »  proposées par ce chercheur en annexe tentent de démontrer ce postulat. Pour ma part cette approche m’est apparue ésotérique. Certes je ne dispose pas des bases mathématiques, géométriques et physiques pour appréhender la pertinence des démonstrations développées par Jean-Pierre Petit.

Les auteurs se réfèrent à des propos prêtés à Woody Allen en 1968 : «  Marx est mort, Dieu est mort, et moi-même je ne me sens pas très bien »… Pour aborder cette question métaphysique ils  n’hésitent pas à aborder des thématiques, à la mode, dans le contexte sanitaire et social actuel : « différentes formes d’énergie ; la méditation ; la « meduiumnité » ; la spiritualité ; se réincarner, pourquoi ? les expériences de mort imminente… ».  En annexe 1 de cet ouvrage Jean-Pierre Petit propose un court conte philosophique : «  l’Homme en vert » pour affirmer que « la mort ne nous apprends rien ». Pourtant s’il y avait une vie après la mort, avec l’aide de la connectique, une possible réincarnation ! Une autre démonstration « un autre contexte géométrique » laisse pantois le lecteur lambda que je suis ! Pour ces deux auteurs les formules mathématiques et physiques  qu’ils proposent ne reçoivent pas l’écoute de leurs pairs ! Ils en résultent pour eux une critique acerbe de la façon dont les articles scientifiques sont tamisés par des spécialistes contestables sur le fond et la forme.

« Une attitude scientifique consiste à un questionnement. Celui-ci est à la base de la démocratie et de la lutte contre les intégrismes. Il n’existe pas de dogmatisme en sciences : la vérité de la parole n’a rien à voir avec l’autorité de celui qui l’énonce ». Jean-Pierre Petit joue sur les paradoxes… Peut-être a-t-il raison dans l’énoncé de ses hypothèses de recherche qui apparaissent comme des dogmes dans cet écrit. Si oui, nous sommes face à un précurseur ; Si non nous sommes en présence d’un dangereux prophète qui devrait selon moi, retomber les pieds sur terre au propre et au figuré ! Cet ouvrage nous invite à conserver l’esprit critique afin de conserver la voie empruntée par l’auteur de  la citation introductive de ce paragraphe, l’américain Léon Lederman (1922-2018), prix Nobel de physique en 1988. Dans la même démarche, il est rejoint par  son ami français  Georges Charpak (1924-2010), prix Nobel de physique en1992 ! Ces deux scientifiques connus et reconnus se sont évertués à rendre la science accessible au plus grand nombre avec beaucoup d’humilité…